J'ai 38 ans et je suis dans la rénovation depuis vingt ans. Ce métier, je ne l'ai pas choisi sur un catalogue : c'est mon père qui me l'a transmis, depuis tout petit. La peinture, les revêtements de sol et les revêtements muraux — et dans l'ordre, s'il vous plaît : préparation des supports, tracé, puis exécution.
Il nous a quittés, mais son exigence est restée sur chaque chantier : les angles qu'on reprend une fois de plus, la lumière rasante passée sur un mur avant de le déclarer fini. J'y ai ajouté la plaquisterie, apprise en formation — cloisons, doublages et enduits — pour maîtriser toute la chaîne, du gros œuvre à la dernière passe de peinture.
Aujourd'hui, mon fils a cinq ans. Je lui raconte mes journées de chantier le soir, et dès que je fais des travaux à la maison, il me suit avec sa petite boîte à outils d'enfant, bien décidé à participer. La transmission a visiblement déjà commencé — exactement comme elle avait commencé pour moi.
Ce que je livre à Nantes, à La Baule et à Pornic, ce n'est donc pas seulement le travail d'un artisan : c'est un nombre volontairement limité de chantiers par an, un seul interlocuteur du devis à la dernière passe, et la conviction qu'un intérieur bien fini se reconnaît encore vingt ans plus tard.